Un mégabit vaut 0,125 mégaoctet, parce qu’un octet compte 8 bits : pour convertir un mégabit en mégaoctet, on divise par 8. Ce calcul explique l’écart entre le débit annoncé par un opérateur et la vitesse affichée par un navigateur pendant un téléchargement.
Bit, octet, mégabit, mégaoctet : ce que mesure chaque unité
Le bit est la plus petite unité d’information, un 0 ou un 1. Un octet regroupe 8 bits et peut représenter 256 valeurs, de 0 à 255. L’anglais le nomme « byte ».
Le préfixe méga multiplie par un million : un mégabit représente 1 000 000 de bits, un mégaoctet 1 000 000 d’octets. La notation suit une règle simple, b minuscule pour le bit, B majuscule pour l’octet. En français, le mégaoctet s’écrit Mo ; en anglais, MB.
Un Mb (mégabit) et un Mo (mégaoctet) ne mesurent donc pas la même chose, et le Mo est huit fois plus gros que le Mb. Les débits se donnent en bits par seconde, les tailles de fichiers en octets.
La formule pour passer du mégabit au mégaoctet
La conversion tient en une opération : Mo = Mb ÷ 8. Dans l’autre sens, Mb = Mo × 8. Ainsi, 30 Mb valent 3,75 Mo, et 1 Mo équivaut à 8 Mb.
Le tableau ci-dessous donne les valeurs les plus courantes.
| Mégabits (Mb) | Mégaoctets (Mo) |
|---|---|
| 8 | 1 |
| 100 | 12,5 |
| 300 | 37,5 |
| 500 | 62,5 |
| 1 000 | 125 |

Pour un calcul de tête, on peut diviser par 10 puis ajouter un quart du résultat : 300 ÷ 10 = 30, plus 7,5, donne 37,5.
Mb/s et Mo/s : lire le débit de sa connexion
Les opérateurs et les tests de débit affichent des Mb/s, c’est-à-dire des mégabits par seconde. Les navigateurs et les logiciels de téléchargement indiquent plutôt des Mo/s. Une connexion à 300 Mb/s télécharge donc au mieux 37,5 Mo par seconde, et une offre fibre à 1 Gb/s (1 000 Mb/s) atteint 125 Mo/s en théorie.
Le même raisonnement s’applique aux réseaux mobiles. D’après l’Arcep, la 4G offre un pic théorique de 150 Mbit/s, soit 18,75 Mo/s, et la 4G+ environ 1 Gbit/s, soit 125 Mo/s. Ces valeurs sont des maximums, rarement atteints sur le terrain. Le débit n’est d’ailleurs qu’une partie d’un forfait : le débit et l’enveloppe de data d’un forfait mobile se lisent séparément.
Sur une ligne dont le débit descendant est de 8 Mb/s, la vitesse maximale est de 1 Mo/s. Un « Mbps » est simplement une autre écriture de Mb/s.
Calculer le temps de téléchargement d’un fichier
La méthode s’écrit en une ligne : durée en secondes = taille en Mo × 8 ÷ débit en Mb/s. Elle convertit d’abord la taille en mégabits, pour la comparer à un débit exprimé dans la même unité.
Un fichier de 1 Go représente 1 000 Mo, soit 8 000 Mb. À 100 Mb/s, il faut 80 secondes. Un film de 4 Go, soit 32 000 Mb, se télécharge en 32 secondes à 1 Gb/s et en un peu moins de 2 minutes à 300 Mb/s.

Ces durées sont des planchers. Le débit réel reste inférieur au débit théorique : les protocoles réseau ajoutent leurs propres données, le Wi-Fi perd en vitesse avec la distance et les cloisons, et la ligne se partage aux heures chargées. Les débits du Wi-Fi 6 illustrent bien cet écart entre la norme et l’usage.
Le calcul vaut aussi pour un envoi : un fichier de 500 Mo part en un peu plus de 40 secondes à 100 Mb/s de débit montant. Pour l’envoi de fichiers volumineux, c’est le débit montant, souvent plus faible, qui compte.
Mo ou Mio : pourquoi une autre taille s’affiche
Le mot mégaoctet recouvre deux valeurs : 1 000 000 d’octets en base 10, 1 048 576 octets en base 2. Pour lever l’ambiguïté, la CEI a publié en 1998 une norme qui crée les préfixes binaires kibi, mébi et gibi. Le mébioctet (Mio) vaut exactement 1 048 576 octets.
Les fabricants de stockage annoncent les capacités en préfixes décimaux, ce qui donne des chiffres plus grands. Un disque de 500 Go, soit 500 milliards d’octets, représente environ 465,7 Gio. Selon le logiciel, l’affichage suit l’une ou l’autre convention, ce qui explique qu’un disque paraisse plus petit que sur son emballage.
Cet écart ne touche pas les débits, toujours décimaux. Il compte en revanche pour juger la vitesse d’un disque : la vitesse de lecture d’un SSD s’exprime en Mo/s, à ne pas comparer directement avec un débit internet en Mb/s.
Les erreurs fréquentes avec les mégabits et les mégaoctets
Quatre confusions reviennent régulièrement :
- Confondre b et B : 100 Mb/s ne font pas 100 Mo/s, mais 12,5 Mo/s.
- Comparer un débit de ligne en Mb/s avec une vitesse de copie en Mo/s sans diviser par 8.
- Oublier le facteur 8 en lisant un forfait ou une offre internet, et croire que la vitesse de téléchargement sera huit fois plus élevée.
- Mélanger les gigaoctets de data d’un forfait mobile, qui mesurent un volume, avec les Gb/s d’un débit, qui mesurent une vitesse.
Un volume en Go se divise par un débit pour donner une durée, et une vitesse en Mb/s se divise par 8 pour donner des Mo/s. Garder ces deux opérations en tête suffit à lire n’importe quelle fiche technique.

